With every turn of your head you see his face again, until the end... (W.T)

With every turn of your head you see his face again, until the end... (W.T)
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Un soir comme tant d'autres, les yeux fixés sur la musique, défiant le silence. Je te regarde te mordiller nerveusement les lèvres, l'esprit ailleurs. Je sais à quoi tu penses, il y a bien longtemps que tu es devenue transparente pour moi. Je peux presque voir les images et les phrases défiler dans ton esprit. Des souvenirs sans cesse ressassés pour se rassurer ; pour parler au passé, comme si cela allait adoucir le vide irrévocable que tu redoute de croiser à chaque coin de rue.

Pre
mière image, premier regard, premier mot, et tant d'autres qui ont suivis, tantôt trop peu nombreux, tantôt lourds de vérité. Des silences plus utiles que des longues phrases, et toujours cette distance entravant tout réconfort physique. Mais tu te répète que l'intention y était, n'est-ce pas ? A certains niveaux, cela importe peu. Je te vois ouvrir la bouche pour répondre, et la refermer précipitament. Tu me jette ce regard que je connais trop bien, ce "fais gaffe à ce que tu dis !" lourd de menaces. Oui, j'ai encore parlé au passé... Peuttre est-ce plus facile pour moi... Je m'en veux. Tu te détourne avec indifférence et relance la musique. Ta main se suspend au-dessus du clavier, hésitant à envoyer un message de "détresse" pourait-on presque dire. Les mots "tu me manques" et "je t'aime" se posent sur tes lèvres, mais tu les ravales bien vite. Tu as peur qu'à force de les dire ils s'usent et perdent de leur sens. Ils sont sincères, pourtant. (...)


Le 20 mars 2007

pix : le cloître de Fabert, le 16 juin 2006.
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# Posté le vendredi 12 octobre 2007 12:32

Modifié le mardi 16 octobre 2007 12:59

Humeur du moment : ah ah ah... *joker*

On a repris les cours ! *voit quelqu'un s'évanouir d'horreur au fond de la salle* et oui ^^° aussi insensé que ça puisse paraître, je suis contente. Je n'aurais jamais pensé passer des vacances aussi... déprimantes dirons-nous.

Enjoy ! Nous voilà reparties pour deux semestres de folie :p C'est vrai quoi, aps tout,
La fac, c'est..

...
débarquer dans la cour des grands, se rendre compte que rien ne change au final, prendre des dizaines de résolutions, n'en tenir aucune, se marrer dans les labo de langue, s'asseoir au fond des amphi ("pas plus haut que le septième rang !"), râler si des gens s'installent derrière, se moquer des bizus, être contente de ne pas en faire partie, s'attendrir devant la Petite Fleur, baver devant Tom C., se moquer de Bernard, être consternée par Tournesol, haïr tous les autres, se forcer à apprendre des règles dont on a absolument rien à faire, faire dix fois le tour des bâtiments, s'incruster dans les cours de psycho, écumer les panneaux d'affichage, se coller aux radiateurs, embêter les vendeurs de Marius, spéculer sur les gens qui parlent tout seul, aller boire aux Galeries, s'écrire des mots au lieu de prendre le cours, essayer de se sociabiliser, échouer lamentablement, s'épouvanter devant les exhibitionnistes, déconcerter les gens autour avec nos codes, se convaincre mutuellement de (ne pas) se rendre à la B.U, finir par y aller (mais seulement pour les toilettes), mettre des vents à notre idéal masculin en jogging, fantasmer sur nos prochains films "hall-ywoodiens", rêvasser à la digue, prendre des gens en filature, se plaindre que les transports en commun soient blindés, se faire peur devant le physique de certains, mâcher nos pailles en dissertant pendant trois heures au Topoli, ne pas être motivées le lundi, s'aimer fougueusement le mardi, passer un bon mercredi, se mettre dans les ennuis jusqu'au coup le jeudi, les résoudre le vendredi, récupérer et se préparer à la semaine suivante le week end, éviter les tracteurs, donner des surnoms à tout le monde, arpenter le plan d'eau sans se lasser, effrayer les pigeons, faire des visites sprituelles (et photographiques) à la Cathédrale, décider de se rendre dans un endroit inconnu sans se perdre, échouer lamentablement ici encore (faut pas trop en demander non plus...) être nostalgique du lycée, prévoir tout-plein-de-plans pour y retourner, n'en appliquer aucun, aller en pélerinage à l'Atac, maudire sa section où il ne passe jamais rien, faire des listes, passer pour des homos-sm à nos heures perdues, envier les fêtes des LEA, apprendre qu'un ordinateur possède un écran et un clavier, soupçonner son prof d'info de boire en cachette, étendre notre domination, vénérer les cygnes, faire des modes réflexion jusqu'à en avoir mal à la tête, détester cordialement les corneilles, tenter de gruger au Flunch, échouer lamentablement une fois de plus, calmer sa rancoeur en mettant du sel dans nos verres, lézarder à l'Esplanade, déambuler sur le campus en quête d'amis, leur donner rendez-vous sans les prévenir, être déçue qu'ils ne viennent pas, finir par les croiser fortuitement, s'asseoir sur les petits murs jusqu'à se momifier, rencontrer des gens qui veulent nous pousser dans les fontaines, guêter les asiatiques, s'ennuyer au point de chercher des gens qu'on a absolument pas envie de voir, être harcelées par des personnes âgées, squatter la cafétaria jusqu'à ce que des toiles d'araignées se forment, se tter mutuellement le train pour travailler (en vain), se taper late contre le mur devant l'organisation de l'administration...

.
.. c'est tout ça et bien plus encore.

Rendez-vous dans une semaine pour un virulent article anti-fac u_u
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# Posté le samedi 29 septembre 2007 08:23

Modifié le mercredi 03 octobre 2007 06:34

"C'était comme si, après une longue et féminine attente, mon esprit s'éveillait, dans l'espoir d'être satisfait; et ceci malgré mes propres paroles."

"C'était comme si, après une longue et féminine attente, mon esprit s'éveillait, dans l'espoir d'être satisfait; et ceci malgré mes propres paroles."
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"Je ne pus déguiser mes sentiments devant ses réponses. Je me rappuyai au cuir du dossier, regardant cette petite gravure du diable, oubliant un instant mes obligations envers mon hôte, perdu dans mes pensées, dans les implications indéniables de sa logique si simple.

- Mais en quoi cela vous importe-t-il ? Ce que je vous dis ne vous surprend sûrement pas, reprit-il. Pourquoi vous laissez-vous vous affecter ainsi ?

-
Permettez-moi de vous expliquer, commençai-je. Je sais que vous êtes un maître vampire. Je vous respecte. Mais je suis incapable de faire preuve de votre détachement. Je sais ce que c'est, mais je ne le possède pas, et je doute de jamais le posséder. Je l'accepte.

-
Je comprends, acquièsça-t-il. Je vous ai observé dans le théâtre. J'ai remarqué votre sympathie, votre peine pour cette fille. J'ai remarqué votre pitié pour Denis quand je vous l'ai offert. Vous mourez à chaque fois que vous tuez. Vous avez l'impression de mériter la mort pour chacun de vos meurtres, et limitez vos désirs en conséquence. Mais pourquoi donc, avec votre appétit de justice, souhaitez-vous vous parer du titre d'enfant de Satan ?

- Je suis mauvais, aussi mauvais que tous les vampires qui ont jamais hanté la surface de ce monde ! J'ai t, tué sans relâche, et tuerai encore. Ce garçon, par exemple, que vous m'avez offert, Denis, je l'ai pris sans même savoir s'il pourrait ou non survivre.

- En
quoi cela vous rend-il aussi mauvais que tous les autrs vampires ? N'y a-t-il pas de gradations dans le mal ? Le mal est-il un périlleux précipice où l'on tombe dès le premier péché, sans pouvoir en réchapper ?

- Oui
, je le crois, répondis-je. Ce n'est pas logique, vous pourriez me le faire sentir. Mais je crois en cet abîme, sombre et vide. Et il n'y a nulle consolation.

- Mai
s vous n'êtes pas juste, protesta-t-il, avec pour la première fois une lueur d'expression dans sa voix. Vous attribuez certainement des degrés et des variantes à la vertu. Il y a la vertu de l'enfant qui est innoncence, il y a la vertu du moine qui a tout abandonné aux autres et vit une vie de privations et de dévouement. Il y a la vertu des saints et la vertu des bonnes maîtresses de maison. Est-ce que tout cela est la même choce ?

-
Non, mais toutes les formes de vertu sont au même degré infiniment différentes du mal."


Entretien avec un Vampire, Troisième Partie.


Pix : Tomb Lilies, by Natalie Shau.
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# Posté le mardi 04 septembre 2007 12:30

Modifié le mardi 04 septembre 2007 16:29

Sing what you can't say, forget what you can't play - Nightwish, Dead Boy's Poem

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Ce clip me détruit - il est trop horriblement beau - magnifiquement atroce.
<Oui, j'aime les oxymores>

J'ai tellement de choses à dire que le mieux est encore de me taire, je crois... (quand je parlais de paradoxes, tiens)
Je ne délaisse pas le blog, j'ai juste besoin de temps pour me remettre d'aplomb et replonger dans la photo et l'écriture.

Je raconterais peut-être tout, un jour...

# Posté le dimanche 17 juin 2007 17:31

Modifié le mardi 04 septembre 2007 12:41

"I found the source of the ticking : it's a pipe bomb !" - "Yeaaaaaaah !" *Ah ah ah ! Voldy Voldy Voldemort !*

"I found the source of the ticking : it's a pipe bomb !"  - "Yeaaaaaaah !"   *Ah ah ah ! Voldy Voldy Voldemort !*
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"La mélancolie est la maladie de celui qui, dépité de n'être pas tout, choisit, par un revers enfantin de l'orgueil, de n'être rien, ne gardant du monde que ce qui lui ressemble : le morne et le pluvieux."

Un escalier quelque part à Metz,
Mai 2006.

# Posté le mardi 08 mai 2007 07:33